Calais : beaucoup de bruit pour rien.
Le démantèlement du squat de Calais a déclenché une levée de boucliers des bonnes âmes de la gauche bien-pensante. Pourtant, il s’agissait juste de mettre fin à l’occupation illégale d’un terrain par des « sans-papiers », en fait des clandestins, donc des personnes hors-la-loi. Ces étrangers clandestins sont présents sur notre sol parce qu’ils ont crû dans les sirènes d’un Eldorado illusoire. Mais surtout ils ont été encouragés dans leur démarche par :
- des réseaux mafieux de passeurs qui les rançonnent,
- un certain nombre de patrons de grandes entreprises qui, au mépris des lois et du chômage de leurs compatriotes, continuent à les employer illégalement parce qu’une telle main-d’œuvre tire forcément les salaires à la baisse (dumping social),
- une gauche qui pousse toujours à des régularisations massives, attitude dogmatique et irresponsable car elle crée un formidable appel d’air pour l’immigration.
On passera sur le fait que, dans le cas de Calais, il s’agit d’Afghans qui s’enfuient de leur pays pendant que nos soldats se font tuer pour leurs familles.
L’application de la loi ne doit pas faiblir : elle passe par l’expulsion ferme et sans violence des clandestins, la poursuite des irresponsables qui favorisent l’immigration clandestine. (1)
Il est d’autant plus regrettable de constater la distorsion entre la sur-médiatisation de l’affaire, accompagnée par les cris épouvantés des professionnels de l’indignation, et … la réalité : la très grande majorité des clandestins interpellés ont déjà été remis en liberté !
Show-biz : jet-set crimes.
L’arrestation en Suisse du cinéaste Roman Polanski pour une affaire de viol sur mineure âgée de 13 ans et l’hypothèse de son extradition aux Etats-Unis (dont il s’était enfui une fois le crime découvert), ont provoqué un tollé chez nos « élites ». Il faudrait pourtant que celles-ci comprennent que ce qui est scandaleux, ce n’est pas l’application de la loi mais leur réaction. Elle est tout à la fois outrancière, corporatiste (le milieu du spectacle et le milieu politique se protègent) et arrogante (la Suisse comme les Etats-Unis sont des états de droit qui n’ont pas de leçons à recevoir de notre république).
La pédophilie, quand elle touche un enseignant ou, mieux, un prêtre, ne fait l’objet d’aucune complaisance. L’« artiste » ne doit pas être traité différemment : quels que soient les talents du cinéaste, la justice doit suivre son cours !
Politique spectacle : moeurs dégueulasses.
Et que dire de l’affaire Mitterrand ? Non seulement il s’agit de faits particulièrement peu ragoûtants : le tourisme sexuel, la prostitution homosexuelle, pas pédophile nous dit-il (…) Mais surtout, et c’est ce qui rend l’affaire ignoble, le ministre a étalé ses frasques sur la voie publique avec une stupide vantardise, alors que personne ne l’obligeait à rédiger un livre racontant les détails sordides de sa vie privée (2). C’est cet étalage qui est nauséabond, pas les réactions indignées de ceux qui demandent un minimum de décence, surtout de la part de l’élu d’une république qui se prétend vertueuse.
Dans la même catégorie, un leader politique trans-national, auréolé de ses faits d’armes dans la chienlit de mai 68, s’était glorifié d’avoir « joué » avec de très jeunes enfants … (3)
Après Cohn-Bendit et Mitterrand, pour donner l’exemple à nos jeunes générations, à qui le tour ?
Jet set, politiques, patrons-voyous ou clandestins : nul ne doit être au-dessus des lois ! Et quand la loi est inopérante, nul ne peut se soustraire au jugement d’un peuple en colère !
(1) Certains réseaux ou hommes politiques militent pour le viol de la loi, comme récemment avec l’affaire du mur des explusés dans une commune du sud de la France. Ils incitent à commettre un délit passible d’une peine d’emprisonnement d’un an et d’une amende de 30 000 €.
(2) « J'ai pris le pli de payer pour des garçons » « Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m'excitent énormément » « L'argent et le sexe, je suis au coeur de mon système ». La Mauvaise vie.
(3) « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette. […] s’ils insistaient, je les caressais » Le Grand Bazar. « Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique » Apostrophes, 23 avril 1982. |